Poème d’hiver

Introduction :

Ce petit morceau de mémoire témoigne que même à distance, un échange épistolaire soutenu entre deux êtres compatibles, suffit pour éveiller le sentiment amoureux toujours en dormance.

Poème d’hiver

Si j’avais été,
Je t’aurais offert

Sur un lac gelé, un drap blanc comme écrin,
Pour y déposer les perles de lune

Dans la nef d’une cathédrale de glace,
Une rivière qui ne veut pas mourir

Sur les bras tendus d’un sapin scintillant,
Le chant délicat des mésanges agités

Sur un tapis de feuilles mortes,
Des pas dans la neige saupoudrée d’étoiles

Si tu avais été,
Je t’aurais donné

Sur les montagnes endormies,
Un soleil frileux

Sur un manège tournoyant joyeusement,
Un chemin rampant autour des chaumières fumantes

Sur un nuage d’effluves parfumées,
Le vent venu à travers les bouleaux blancs

Sur un plateau de rêves,
La voie lactée

Sur fond d’ombres chinoises,
Un feu de cheminée pour te réchauffer

Si nous avions été.

Pierre Henri
Novembre 2004

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