Lettre du Président Obama

Introduction :

En 2013, probablement après une nouvelle fusillade survenue aux États-Unis, j’ai écrit au Président Obama pour lui suggérer un moyen pour sécuriser davantage le port d’armes dans son pays sans modification à la constitution. Je n’attendais pas de réponse à ma lettre et je fus agréablement surpris de recevoir cette lettre.

De: « The White House » no-reply@correspondence.whitehouse.gov
À : p.henri@globetrotter.net
Envoyé : July-18-13 12:36 PM
Object : Response to Your Message

THE WHITE HOUSE
WASHINGTON

Dear Pierre:
Thank you for taking the time to write. I have heard from many Americans regarding firearms policy and gun violence in our Nation, and I appreciate your perspective. From Aurora to Newtown to the streets of Chicago, we have seen the devastating effects gun violence has on our American family. I join countless others in grieving for all those whose lives have been taken too soon by gun violence.

In this country, we have a strong tradition of gun ownership that has been handed down from generation to generation. Hunting and sport shooting are part of our national heritage. Yet, even as we acknowledge that almost all gun owners in America are responsible, when we look at the devastation caused by gun violence—whether in high-profile tragedies or the daily heartbreak that plagues our cities—we must ask ourselves if we are doing enough.
While reducing gun violence is a complicated challenge, protecting our children from harm should not be a divisive one. Most gun owners agree that we can respect the Second Amendment while keeping an irresponsible, law-breaking few from inflicting harm on a massive scale. Most also agree that if we took commonsense steps to curtail gun violence, there would be fewer atrocities like the one that occurred in Newtown. We will not be able to stop every violent act, but if there is even one thing we can do to reduce gun violence—if even one life can be saved—then we have an obligation to try.

That is why I asked Vice President Joe Biden to identify concrete steps we can take to keep our children safe, help prevent mass shootings, and reduce the broader epidemic of gun violence in our country. He met with over 200 groups representing a broad cross-section of Americans and heard their best ideas. In January, I put forward a specific set of proposals based off of his efforts, and my Administration is working to make them a reality.
We have already given law enforcement, schools, mental health professionals, and the public health community tools to help reduce gun violence. We are strengthening the background check system to keep guns out of the hands of criminals, making schools safer by helping them hire more resource officers and counselors and develop emergency preparedness plans, and ensuring law enforcement has the training it needs to most effectively respond to gun violence incidents. From hosting the National Conference on Mental Health to finalizing Affordable Care Act regulations that will expand mental health benefits for 62 million Americans, we are working tirelessly to improve access to mental health services.

There is still more work to be done. We must address the barriers that prevent states from participating in the existing background check system. And we must study the science behind this public health crisis—which is why I directed the Centers for Disease Control to research the causes and prevention of gun violence, including possible links between video games, media images, and violence. We will leave no stone unturned when working to keep Americans safe.
As important as these steps are, they are not a substitute for action from Congress. To make a real and lasting difference, members of Congress must also act. Ninety percent of Americans—the clear majority—support universal background checks for firearm purchases. And most Americans also believe we should renew and strengthen the assault weapons ban and make firearms trafficking a Federal crime.

Despite the overwhelming support for these reasonable proposals, a minority in the Senate blocked these commonsense measures—and it is now clearer than ever that change will not come unless the American people demand it from their lawmakers. Now is the time to do the right thing for our children, our communities, and the country we love. We owe the victims of heartbreaking national tragedies and the countless unheralded tragedies each year nothing less than our best effort—to seek consensus in order to save lives and ensure a brighter future for our children.

Thank you, again, for writing. I encourage you to visit www.WhiteHouse.gov/NowlsTheTilne to learn more about my Administration’s approach.

Sincerely,
Barack Obama

Traduction

La traduction de la lettre du Président Obama est une réalisation de notre regretté ami Hervé Benoit décédé en 2022.

Cher Pierre,
Merci d’avoir pris le temps d’écrire. J’ai entendu de nombreux Américains parler de la politique sur les armes à feu et de la violence armée dans notre pays, et j’apprécie votre perspective.D’Aurora à Newton en passant par les rues de Chicago, nous avons vu les effets dévastateurs de la violence armée sur notre famille américaine. Je me joins à d’innombrables autres personnes qui pleurent pour tous ceux dont la vie a été trop tôt emportée par la violence armée.

Dans ce pays, nous avons une forte tradition de possession d’armes à feu qui s’est transmise de génération en génération. La chasse et le tir sportif font partie de notre patrimoine national.La chasse et le tir sportif font partie de notre patrimoine national. Pourtant, même si nous reconnaissons que presque tous les propriétaires d’armes à feu en Amérique sont responsables, lorsque nous regardons la dévastation causée par la violence armée – que ce soit dans des tragédies très médiatisées ou dans le chagrin quotidien qui afflige nos villes – nous devons nous demander si nous en faisons assez.Bien que la réduction de la violence armée soit un défi complexe, la protection de nos enfants contre le danger ne devrait pas être un défi qui divise. La plupart des propriétaires d’armes à feu s’entendent pour dire que nous pouvons respecter le deuxième amendement tout en empêchant un petit nombre d’entre eux d’enfreindre la loi de façon irresponsable et d’infliger des dommages à grande échelle. La plupart conviennent également que si nous prenions des mesures sensées pour réduire la violence armée, il y aurait moins d’atrocités comme celle qui s’est produite à Newton. Nous ne pourrons pas arrêter tous les actes de violence, mais s’il y aurait qu’une chose que nous pouvons faire pour réduire la violence armée – si une seule vie pouvait être sauvée – alors nous avons l’obligation d’essayer,

C’est pourquoi j’ai demandé au vice-président Joe Biden d’identifier les mesures concrètes que nous pouvons prendre pour assurer la sécurité de nos enfants, aider à prévenir les fusillades de masse et réduire l’épidémie plus générale de violence armée dans notre pays. Il a rencontré plus de 200 groupes représentant un large éventail d’Américains et a entendu leurs meilleures idées. En janvier, j’ai présenté un ensemble précis de propositions découlant de ses efforts, et mon administration s’efforce de les concrétiser.Nous avons déjà donné aux forces de l’ordre, aux écoles, aux professionnels de la santé mentale et à la communauté de la santé publique des outils pour aider à réduire la violence armée.Nousrenforçons le système de vérification des antécédents pour éviter que les armes à feu ne tombent entre les mains des criminels, nous rendons les écoles plus sûres en les aidant à embaucher plus d’agents et de conseillers et à élaborer des plans de préparation aux situations d’urgence, et nous nous assurons que les services de police ont la formation nécessaire pour intervenir le plus efficacement en cas de violence armée.Qu’il s’agisse d’accueillir la Conférence nationale sur la santé mentale ou de finaliser la réglementation des soins de santé mentale qui permettra d’accroître les avantages pour 62 millions d’Américains en matière de santé mentale, nous travaillons sans relâche pour améliorer l’accès aux services de santé mentale.

Il y a encore du travail à faire. Nous devons nous attaquer aux obstacles qui empêchentdes États de participer au système actuel de vérification des antécédents. Et nous devons étudier la science derrière cette crise de santé publique – c’est pourquoi j’ai demandé aux Centers for Disease Control d’étudier les causes et la prévention de la violence armée, y compris les liens possibles entre les jeux vidéo, les images médiatiques et la violence. Nous ne ménagerons aucun effort pour assurer la sécurité des Américains

Aussi importantes que soient ces étapes, elles ne sauraient se substituer à l’action du Congrès. Pour faire une différence réelle et durable, les membres du Congrès doivent aussi agir. Quatre-vingt-dix pour cent des Américains – la nette majorité – appuient la vérification universelle des antécédents pour l’achat d’armes à feu. Et la plupart des Américains croient également que nous devrions renouveler et renforcer l’interdiction des armes d’assaut et faire du trafic d’armes à feu un crime fédéral.

Malgré l’appui massif à ces propositions raisonnables, une minorité au Sénat a bloqué l’adoption de mesures sensées – et il est maintenant plus clair que jamais que le changement ne se produira que si le peuple américain l’exige de ses législateurs. Le moment est venu de faire faire le bon choix pour nos enfants, nos communautés et le pays que nous aimons. Nous devons aux victimes de tragédies nationales déchirantes et aux innombrables tragédies méconnues que nous vivons chaque année – rien de moins que nos meilleurs efforts – rechercher un consensus afin de sauver des vies et d’assurer un avenir meilleur à nos enfants.

Merci encore d’avoir écrit. Je v. Je vous encourage à visiter www.WhiteHouse.gov/NowIsTheTimw pour en savoir plus sur l’approche de mon administration.

Sincèrement,
Barack Obama

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *